IAC
Alors voila, comme je vous l’ai indiqué la fois précédente, nous avons commencé les IAC.
Petite précision bien utile pour les non-initiés : IAC = insémination Artificielle avec sperme du Conjoint. Tout simplement ^^
En tout cas, dans cet article (parce que je ne compte pas en réécrire d’autres tant que notre combat ne sera pas terminé), donc, dans cet article, je ne parlerais que d’IAC, jamais d’insémination.
Je déteste ce terme d’ « insémination ». Depuis que l’on a commencé ce parcours, impossible de l’utiliser ou de dire que je vais me faire inséminer : j’ai l’impression d’être une vache…
Du coup, entre nous, on n’utilise que le sigle IAC, moins traumatisant psychologiquement ^^
Si vous êtes curieux de savoir comment se passe un cycle quand on fait une IAC (en tout cas dans mon cas), alors ce qui suit va vous intéresser.
Sinon, passe ton chemin étranger !!
Jour 2 du cycle : début du traitement sous hormones. Cela se présente sous la forme d’un stylo (comme ceux pour les diabétiques) qui permet de s’injecter une dose précise d’hormones.
Alors perso, j’ai choisi de me piquer dans le ventre, c’est plus mou et y’a un peu de gras ^^
Je dois m’injecter 75mg de puregon tous les soirs pendant 8 jours. Je n’ai pas à me plaindre, c’est une petite quantité, j’ai lu sur les forums que certaines en avaient jusqu’à 300mg !!!
J’ai eu du mal les 2-3 premiers soirs, pas facile de se piquer soi même… Mais bon, on s’y fait, et puis c’est pas si compliqué que ça :)
Ces injections permettent de développer les follicules pour faire de beaux ovules (c’est déjà ça). Ca, c’est le bon côté des choses. L’inconvénient, ce sont les effets secondaires, qui varient selon les femmes.
Pour ma part, ça a été :
- Envie de rire inexpliquée, suivi immédiatement par une envie de pleurer, ou l’inverse. Le plus dur est quand on a un homme comme le mien qui fait exprès de me faire venir les larmes aux yeux. On oublie donc Grey’s Anatomy pendant le traitement, une vrai torture.
- Des maux de tête en milieu d’après midi, jusqu’au soir.
- Des nausées si je me fais l’injection avant manger.
Et heureusement que j’ai une faible dose.
Au 8ème ou 9ème jour, je dois faire une échographie de contrôle qui va permettre de contrôler les follicules et de déterminer le jour du déclenchement de l’ovulation.
Bah oui, tant qu’à se faire assister pour concevoir, autant le faire à fond !!
Romantisme, quand tu nous tiens…
Si le follicule est trop petit, on revient 2 jours après pour une autre échographie. Encore une contrainte.
Si le follicule est bien mur, ce qui a été mon cas, il faut faire une injection d’hormones permettant de bloquer l’ovulation, pour que le follicule se développe encore un peu.
Et là, je me suis rendu compte que les injections avec le stylo, c’était peanuts !!! Parce que maintenant, c’est 250mg (contre 75 précédemment) à injecter, dans la cuisse (peau plus épaisse) et avec une vraie seringue… Et là, ca rigole moins.
Surtout que l’injection du lendemain pour déclencher l’ovulation, c’est le même principe. Quand on aime, on ne compte pas.
Pour supporter tout ça, il faut se rappeler le but de la démarche. Bizarre cette facilité à se piquer après...
Après toutes ces injections, c’est l’IAC, et encore une injection, 4 jours après, pour faciliter la nidation de l’œuf, s’il existe. Sinon, on l’a fait pour rien :s
Ca, c’est en théorie. En pratique, c’est autre chose…
On ne nous conseille pas assez sur la préparation. On croit que c’est trop bien, on va enfin avancer, on s’en remet à la science, et si on est un peu optimiste, on se prend à rêver d’un test positif au plus tard dans 2-3 mois…
Hé ho, faut atterrir là !!!!! Je vous voyais déjà parti, à rêvasser… Faut arrêter, la réalité ce n’est pas ça.
En vrai, vous devez vous piquer tous les jours à heure fixe, donc pas de resto, pas de ciné, vie sociale entre parenthèses pendant ce temps. Les hormones ça fatigue de toute façon, alors l’envie de sortir, elle est bien enfouie. Une autre piqure pour bloquer l’ovulation, bah oui, faut pas la laisser partir toute seule celle là… Avec un peu de chance, une troisième piqure le lendemain pour déclencher l’ovulation, pour le rdv le plus important du mois : l’IAC, qui a lieu 2j plus tard. Le Saint Graal…
Bon, revenons sur terre. Ce jour là, pour une IAC qui a lieu à 13h30, il faut être au labo à 10h00. Pour nous qui sommes à 1h du spécialiste quand tout roule bien, je vous laisse imaginer le parcours du combattant pour faire Meaux-Paris un jour en semaine à 09h00 du mat’. Du coup, départ de la maison à 07h00, 3h de bouchon pour arriver pile à l’heure au labo, 1er soulagement.
Passage par la petite cabine pour le « prélèvement », qui doit être préparé pour faire un tri. N’est pas futur champion qui veut !!
On décompresse le temps de manger un peu, de se promener, car on est obligés d’attendre 1h30-2h00 le temps que tout soit prêt.
C’est enfin l’heure, nos petits zozos sont prêts pour le sprint final. On récupère la seringue après plusieurs vérifications d’identité (bah oui, faudrait pas se tromper, hein), et c’est reparti pour la course.
Le labo est à 1/4h en voiture du spécialiste, en théorie…
On est reparti dans le stress d’être en retard, et cette fois ci c’est bien réel, car j’ai juste le temps de stopper devant le cabinet qu’il est déjà l’heure du rdv. Je laisse la voiture à mon homme et me précipite au secrétariat avec les champions. Ca va, il a du retard, mais du côté du pilote, impossible de trouver une place… Ouf, 1/2h après, le voici qui arrive, et heureusement, le médecin termine juste son rdv précédent.
Arrive donc le moment historique !! Enfin, c’est ce que l’on croit…
5 min après avoir serré la main du médecin, je passe sur la table, pour l’IAC à proprement parler. Pour le romantisme et le glamour, on repassera…
Le moment que l’on attend depuis 15 jours dure… 2 min, et encore, je suis généreuse.
Hop, on remballe tout, merci, au revoir (sans oublier de donner le chèque bien sur).
Ca y est, vous avez atterri ?
Je crois que le meilleur moment a été le chemin du retour, où, coincée dans les bouchons, j’ai savouré le fait de ne pas avoir à me presser ^^
Attendez !!! C’est pas fini…
Donc, je rentre tranquillement à la maison, pour me reposer, car même si le médecin a précisé que je pouvais continuer à vivre normalement, la position allongée devant la télé me semble la plus appropriée.
Après quelques jours de répit, et la piqure du 4ème jour, on décide d’y croire à fond, des fois que parmi toutes les bêtises qu’on lit sur les forums, l’idée d’être positive ne peut que me rendre enceinte. Ne vous moquez pas, au bout de 2 ans, on veut bien tout essayer, même la position du poirier ^^
Et nous revoilà repartis pour du psychottage à fond, des détections de symptômes en veux-tu en voilà.
Alors forcément, quand les vilaines débarquent 14j plus tard, et ben on tombe des nues… et on se demande pourquoi on fait tout ça… Et puis le lendemain, c’est reparti comme en 40. Enfin, presque…
Comme on arrive dans la période des fêtes, le cycle prochain sera un cycle de repos. Ce qui nous paraissait être une attente inutile et insurmontable quand le médecin nous l’expliqué nous apparait salutaire. L’état de stress et d’angoisse dans lequel nous a mis ce cycle est tel que nous sommes ravis de faire une pause psychologique, et aussi physique pour moi.
Et le prochain essai, on teste une autre idée reçue : faut pas y penser, sinon ca marche pas… On sera donc en mode « ca n’a pas marché, elles viennent quand les vilaines qu’on fasse la 3ème IAC ? »
Suite au prochain épisode (quelque soit la date du prochain épisode) ;)